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© 2008 Delphin Ruché. Tous droits réservés. |
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L’histoire de Mono Lake est inextricablement liée à la ville de Los Angeles, malgré les 550 km qui séparent l'un de l'autre. La mégalopole étant construite dans une zone désertique, ce sont les affluents du Lac Mono, captés avant leur embouchure, qui alimentent en grande partie la ville de Los Angeles. Roman Polanski immortalisa d’ailleurs ce chapitre peu reluisant de l’histoire des Etats-unis dans son film China Town, avec Jack Nicholson, en utilisant comme toile de fond la guerre pour le contrôle de l'eau dans les années trente. Aujourd’hui, les captages ont entraîné une baisse très importante du niveau du lac, asséchant par là même de vastes surfaces en sa périphérie. Or Mono Lake est un lac salé : en moyenne sa salinité est de 81g/L (environ 31g/L pour les océans). Les sols mis à nus sont alors balayés par les vents, qui dispersent les minéraux et provoquent une augmentation des maladies respiratoires, en plus de graves problèmes environnementaux. Quant au lac lui-même, sa salinité a considérablement augmenté, et a même doublé depuis 1913. Des associations, telles que le Mono Lake Committee, œuvrent pour améliorer la situation. J’ai travaillé dans le Bassin de Mono Lake sur le Tétras des armoises (Centrocercus urophasianus), pour le compte du US Geological Survey. L’espèce est en déclin sur l’ensemble de son aire de répartition. La population de Mono Lake est affectée par la perte et fragmentation de son habitat, la chasse, les dérangements répétés occasionnés pendant les périodes de parade nuptiale et d’élevage des jeunes, les maladies émergentes (malaria aviaire) et une augmentation de la prédation des nids. |
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